Samedi, 12 Février 2011 10:02
Pour le moment encore, la plupart des serveurs ne fonctionnent pas dans des environnements virtualisés. Le plus souvent c’est par manque de connaissances ou de compétences, d'outils de supervision système qui fournissent les fonctionnalités efficaces pour administrer et optimiser les environnements virtualisés. Parfois les applications existantes (ancienneté des composants) ne s'exécutent pas sur des plates-formes virtualisées.
Néanmoins la virtualisation est adoptée par un pourcentage de plus en plus élevé d'entreprises, de la plus petite des organisations aux plus importantes structures qui utilisent les technologies « cluster ». Les principaux avantages sont la souplesse des solutions (granularité) par rapport au faible coût d’installation et administration vis à vis de solutions conventionnelles. De nombreuses organisations constatent que la virtualisation contribuent à l'efficacité IT de leur SI tout en leur permettant une implémentation plus rapide de leurs projets.
Dans le cas de forte adaptabilité des performances aux sollicitations des utilisateurs, de haute disponibilité applicative et de reprise après sinistre (PRA), la virtualisation répond à ces contraintes. Toutefois la virtualisation est une technologie encore relativement jeune, mais les défis relevés par ces architectures sont désormais reconnus et de nombreuses opportunités se présentent.
Le terme «virtualisation» est utilisé pour décrire la couche entre les instances du système d'exploitation et les ressources matérielles qui les hébergent. Les solutions de virtualisation apportent, pour différents types de serveurs applicatifs, la mutualisation des ressources matérielles, la bande passante réseau, le stockage disque et les systèmes d'exploitation pour les applications qui s'y exécutent. C’est une machine (serveur) physique unique (ou en cluster) qui enveloppe par l’intermédiaire de la couche de virtualisation les différents serveurs virtuels. Cette couche est un logiciel de virtualisation qui encapsule plusieurs types de systèmes d'exploitation dans une machine mutualisée de grosse capacité. Un superviseur étroitement intégré au matériel administre et répartit la consommation en ressources pour chacun des serveurs virtuels qui est managé pour ne pas affecter les autres composants.
Certains experts en SI ont défendu la virtualisation par sa capacité à tirer avantage de la technologie. Les possibilités d'économie d'énergie et d'espace sont directement liées à la diminution du nombre des serveurs physiques. Moins de serveurs physiques implique un encombrement réduit, moins de refroidissement et moins d'électricité. Donc une réduction notable des coûts en investissement matériel !
Un seul serveur physique qui exécute les serveurs virtuels qu’il héberge coûte généralement moins cher que le coût total de la somme des serveurs physiques indépendants de chaque application. Le serveur consolidé n'est généralement pas taillé à une aussi grande puissance que la somme des serveurs autonomes. En effet un serveur autonome doit être dimensionné de telle sorte qu'il puisse accepter la charge de pointe de son application.
Comme les charges ne sont pas toujours simultanées, d’un serveur à l’autre, la recherche de leur complémentarité asymétrique permet, en allouant dynamiquement les ressources des serveurs virtuels, de lisser la charge totale sur le serveur physique consolidé.
Grâce à la virtualisation l’optimisation des installations, de la configuration, de la surveillance, du dépannage ainsi que du nombre de pièces matérielles pour la maintenance vont diminuer significativement les coûts d'administration de ces plateformes. Toutefois il faut trouver du personnel qualifié pour assumer ce type d’architecture de virtualisation.
En utilisant la virtualisation si un serveur physique tombe en panne ou a besoin d'être mis hors service pour maintenance, il est essentiel d’avoir une solution de haute disponibilité pour que les applications des serveurs virtuels hébergés ne soient pas affectées. Tous les serveurs virtuels tournant sur le serveur physique seront indisponibles jusqu'à ce que le serveur physique puisse être remis en ligne ou que les serveurs virtuels puissent être transférés à un autre serveur physique disponible.
Ainsi, lorsqu’une entreprise s’engage dans la consolidation il est important de mettre en œuvre des solutions de haute disponibilité sur quelques autres serveurs physiques car il peut être est difficile, voire impossible, d'isoler les ressources associées à chaque serveur virtuel pour assurer l'intégrité transactionnelle et référentielle de ses données (contrôle d’intégrité).
L'acquisition d'un serveur physique supplémentaire est nécessaire comme solution complète de haute disponibilité. Une réplique à chaud de secours du serveur physique de production qui héberge les serveurs virtualisés maintiendra une copie redondante de toutes les données de production.
Différentes questions à se poser dans le profil de vos applications
La tendance à la virtualisation est forte en ce moment, mais cela pourrait changer si les organisations découvrent des problèmes inattendus avec la virtualisation. Après une catastrophe il pourrait n’y avoir aucun moyen de résoudre le problème et dans ce genre de situation une escalade dans les anomalies durant les opérations de récupération ne font qu’amplifier les problèmes.
Assurez-vous que votre environnement virtualisé reste stable et performant. Mis à l'épreuve régulièrement par différents scénarii de test de performance, cela vous permettra de vous aguerrir pour affronter les pires moments afin de découvrir que votre solution de récupération est efficace… ou pas !
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